Concours France Bleu – Jules Verne

Après avoir relu “le Tour du monde en 80 jours”, notre reporter en herbe, Samuel, a inventé un épisode inédit au livre afin de participer au concours Jules Verne organisé par la radio France Bleu. Les 40 meilleures histoires seront enregistrées par des professionnels sous forme de série radiophonique et diffusées sur l’antenne de France Bleu Loire Océan durant tout l’été 2018 !

Rendez-vous en juin pour connaître les résultats du concours.

En attendant, souhaitons-lui “Bonne chance” et bonne lecture de son épisode !

 

“Mutinerie providentielle

Philéas Fogg se réveille la tête sonnée. Soudain, tout lui revient : l’équipage qui se rebelle, la mutinerie, l’argent volé… A côté de lui, Passepartout émet un son. Le meneur des rebelles dit : « On va vous laisser dans la seule barque que notre ex-capitaine a eu la bonté d’acheter. » Philéas Fogg regarde la vieille barque d’un air songeur ; il avait voulu économiser à tout prix ! Les mutins jettent Mademoiselle Aouda, Passepartout et Philéas dans le rafiot puis coupent la corde qui les retient au bateau. Pendant près d’une heure, les trois compères réfléchissent à un moyen de s’en sortir. Passepartout, qui ne voit aucune issue, donne un coup de pied rageur dans le flanc de la barque. Il pousse un cri de douleur. Soudain, une lueur d’espoir brille dans ses yeux car son pied a percuté un sac d’argent. Les mutins ont oublié de le reprendre. Peu après, un chalutier qui passe par là, les embarque. Philéas demande au capitaine d’aller vers Londres mais celui-ci lui réplique qu’ils vont dans la bonne direction ! Cette information permet à Fogg d’avoir un éclair de lucidité ; il comprend que lui et son ancien équipage allaient dans la mauvaise direction. De son côté, Passepartout est assis au bastingage à côté de Mademoiselle Aouda. Une question reste toujours sans réponse pour lui : comment les mutins, aussi distraits soient-ils, ont oublié l’argent ? Il décide de faire part à Mademoiselle Aouda de cette énigme. A l’instant même où Passepartout termine de formuler sa question, elle éclate de rire. « Pourquoi vous moquez-vous ? » s’insurge-t-il. « Je ne me moque pas, mon bon Passepartout », dit-elle d’une voix douce. « Voyez-vous, je crois comprendre… Je ne sais pas pour quelle raison ils l’ont confondu avec mon sac, mais je pense que grâce à mon matériel de couture, ils pourront se faire de nouveaux habits. » Passepartout s’esclaffe à son tour. Au loin, résonne le bruit d’un vacarme de voitures assourdissant : ils arrivent à bon port.”